La guérison dIskandar OBEID

Cette guérison, à cause de son importance, constitue le second miracle retenu pour la béatification du P. Charbel; l'autre étant celui de Soeur Marie Abel dont il a déjà été question.

Iskandar OBEID est un forgeron libanais de Baabdat. Il a perdu la vue à la suite d'un coup reçu dans l'il. Le Dr T. Salhab déclare que la pupille de l'il a été détruite. A l'Hôpital Français du Sacré-Cur de Beyrouth, le Dr.Nakarier conseilla au malade d'aller se reposer chez lui, étendu sur le dos durant sept jours. Ce temps écoulé, l'examen ne montra aucune amélioration. Dr Nakarier lui imposa encore 15 autres jours de repos, couché sur le dos. Ne constatant aucune amélioration, les deux médecins, Salhab et Nakarier, jugèrent que l'ablation de l'il malade s'avérait nécessaire afin d'éviter l'infection de l'autre.

En attendant, le Dr Salhab et son patient consultèrent d'éminents ophtalmologues à Beyrouth, entre autres, les Drs. Salibi, Abella et Olivier. Tous reconnurent la nécessite d'une intervention chirurgicale pour l'ablation de l'il malade. Perdant tout espoir de guérison, I.OBEID est résigné à travailler avec un seul oeil et il est resté borgne jusqu'en 1950, année de la profusion des éclatants prodiges d'Annaya.

Ses amis lui conseillèrent d'aller visiter le tombeau du Père Charbel. Iskandar OBEID  répondit: " J'irai certainement, mais je dois auparavant attendre un signe avant de partir. ", Plusieurs mois s'écoulèrent et Iskandar ne cessait de prier communiant tous les jours. Une nuit, il vit en songe un moine qui lui dit: " Allez au monastère, vous serez guéri. " Iskandar partit. C'était un mardi. Il passa toute la journée en prière et passa la nuit auprès du tombeau du père Charbel. Le lendemain, il assista à la sainte Messe et reçut la Communion, puis s'en retourna chez lui. Dès le premier jour il ressentit de nouvelles douleurs à son oeil malade, douleurs qui devinrent deux jours plus tard insupportables. A ses amis qui venaient prendre de ses nouvelles il répétait plein de confiance: " Je guérirai sûrement, si Dieu le veut, car ce mal que j'endure à l'il est un signe. Le mal s'aggravant encore, les siens lui proposèrent de faire venir un médecin. Mais Iskandar refusa en disant: " Le P. Charbel est désormais mon seul médecin." Et il se mit à pleurer comme un enfant. Ce n'est que vers les quatre heures du matin qu'il put s'endormir. Pendant son sommeil il se crut transporté devant le monastère de Saint-Moïse - une maison de l'ordre du Père Charbel - et occupé à décharger un camion. Il lui sembla que le conducteur lui enfonçait une barre de fer dans I'il et le traînait à terre. De douleur, il poussa un cri: " Oh! vous m'arrachez l'il, Michel ! " Il se réveilla brusquement. Sa femme effrayée l'interroge:

-       Mais qu'as-tu à crier de la sorte ?

-       Je n'ai rien! Couvre-moi de préférence ; car j'ai froid.

Et de nouveau il s'endormit. Cette fois-ci il rêva qu'il était debout devant l'église du même couvent. Et voici qu'un moine lui apparut et lui demanda ce qu'il avait:

- J'ai très mal à l'il, répond-il.

- Y a-t-il longtemps que-t'es là?

- Depuis le matin.

- Pourquoi ne nous as-tu pas prévenus ? Nous serions venus te guérir!

A ses paroles le moine se retira un instant puis revint dire à Iskandar:

- Je vais te mettre de cette poudre dans l'il. Tu éprouveras un mal atroce et ton oeil gonflera. Mais ne t'en fais pas, à la fin tu guériras "

une fois la poudre mise, le moine disparut. Iskandar vit, toujours en rêve, le nom du Père Charbel inscrit sur l'asphalte près de l'église. Il poussa un cri aigu et se réveilla. Il demanda à sa femme si son oeil est gonflé. " Mais oui ; Enormément "

C'est alors que se produisit l'admirable scène suivante.

De joie, Iskandar dit à sa femme: " Apporte-moi l'image du Père Charbel " Il regarda l'image avec l'il malade, voila l'autre avec un mouchoir et, faisant le signe de la croix, il dit:

" Je vois! Je suis guéri "

Les voisins accoururent !... Tous, d'une voix émue, louèrent Dieu et lui rendirent de ferventes actions de grâces. Le Dr. Salhab, mandé, ne put que constater la guérison. Méthodiquement, à plusieurs reprises, il réitéra l'examen et consulta les autres spécialistes. Ceux-ci reprenant l'étude de ce phénomène déclarent unanimement :

" Iskandar qui ne voyait qu'avec un seul oeil depuis 13 ans, voit maintenant normalement avec les deux yeux. L'iris détérioré, qui ne permettait le passage d'aucun rayon de lumière, est redevenu tout à fait normal "

Une enquête canonique fut aussitôt constituée. Elle conclut dans le sens du miracle. Tout le village de Baabdat rendit témoignage qu'Iskandar, forgeron de son état, était borgne et qu'il a retrouvé son oeil perdu par l'intercession du Père Charbel.


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